Parapsychologie

La parapsychologie est l'étude pluridisciplinaire au moyen de la méthode expérimentale de phénomènes qui mettraient en jeu le psychisme et son interaction avec l'environnement.



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Parapsychologie

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Définitions :

  • parapsychologue - Personne qui étudie les phénomènes psychiques inexpliqués (source : fr.wiktionary)

La parapsychologie est l'étude pluridisciplinaire au moyen de la méthode expérimentale de phénomènes qui mettraient en jeu le psychisme et son interaction avec l'environnement. Ces phénomènes sont nommés phénomènes Psi. Le fondateur de cette discipline est Joseph Banks Rhine. La parapsychologie a succédé historiquement à la métapsychique, qui étudiait le somnambulisme et les médiums au XIXe siècle.

La parapsychologie tente d'établir scientifiquement l'existence du Psi. Les phénomènes psi sont le plus souvent classés en deux grandes catégories :

La parapsychologie est le plus souvent reconnue dans les milieux scientifiques comme une pseudo-science à cause de son incapacité à prouver l'existence de son objet d'étude, le Psi. Les recherches en parapsychologie sont essentiellement critiquées, pour ne pas dire démystifiées, par les scientifiques relevant du Scepticisme scientifique. Les sceptiques reprochent principalement aux parapsychologues de ne pas «donner sa chance à l'hypothèse HO». Ils acceptent de remettre en question des points de théorie, mais jamais leur postulat de départ, qui est l'existence du Psi, posée a priori[1]. Le psychologue James Alcock répertorie les principaux arguments sceptiques contre l'existence du Psi[2].

À l'inverse, la psychologie des expériences inhabituelles est une discipline qui étudie les phénomènes prétendument paranormaux dans une perspective psychologique, sociologique ou encore ethnologique, sans référence au Psi.

Les chercheurs en parapsychologie

Le terme de parapsychologue fait le plus fréquemment référence à un chercheur possédant un diplôme de psychologie, quoique des scientifiques d'origines particulièrement diverses (physiciens, médecins, biologistes... ) en viennent à se spécialiser dans ce domaine. Certains pays, tels que le Royaume-Uni, ont mis en place des diplômes d'état portant particulièrement sur la parapsychologie. La quasi totalité des parapsychologues sont membres d'une association scientifique spécifique, la Parapsychological Association (PA) [3] organisme membre de l'AAAS. Les conditions pour devenir "Full member" de cette association sont les suivantes : détenir un doctorat, avoir publié un article traitant de parapsychologie reconnu par les membres de l'association comme étant de bonne qualité et ayant été publié dans un journal scientifique ou le méritant, et être coopté par deux membres de l'association[4]. Ces critères sont par exemple quasi semblables à ceux de l'American Psychological Association[5].

De ce point de vue, rien ne distingue le chercheur en parapsychologie d'un chercheur dans n'importe quel autre domaine d'activité scientifique. C'est d'ailleurs l'avis du sceptique Ray Hyman : "La plupart des parapsychologues expérimentaux ont des diplômes universitaires (... ) Ils ont été constitués à utiliser les mêmes contrôles expérimentaux et techniques statistiques typiques de l'investigation scientifique. "[6]

Le nombre de membres de la PA semble assez stable depuis plusieurs années, avec à peu près une centaine de "Full Members"[7]. Si on inclut les diverses catégories de membre de la PA on peut compter qu'environ 200 chercheurs travaillent dans le domaine de la parapsychologie à travers le monde, dont un quart effectue des recherches à plein temps au sein de structures officielles. Il existe à peu près une vingtaine de laboratoires universitaires œuvrant sur la parapsychologie. La majorité sont localisés en Grande-Bretagne.

En voici quelques exemples :


Il faut aussi noter que plusieurs scientifiques de renoms, se sont montrés intéressés par la parapsychologie et que les recherches les plus récentes en mécanique quantique ont permis de redéfinir plusieurs postulats qui intègrent des concepts tirés de la parapsychologie.


Ainsi :

" Vous serez surpris qu'un physicien déclare prendre en considération la parapsychologie non pas selon cas spontanés, mais en conclusion d'une réflexion sur les symétries internes des disciplines dont il s'occupe : relativité et mécanique quantique. Comme M. Jourdain, la physique moderne est en train de s'aviser qu'elle est concernée par l'esprit. La physique du 20e siècle (relativité, quanta et , ajouterais-je la cybernétique) a ceci de nouveau qu'elle traite non de la matière seule, mais de la matière en relation avec le psychisme. C'est en cherchant à comprendre cette relation de manière cohérente qu'à ma surprise, j'ai vu la parapsychologie se glisser de force dans mon tableau. " Pr Olivier Costa de Beauregard, pĥysicien, " Un Colloque sur la Parapsychologie Scientifique ", in Question de , 7, 1975.

Résultats et hypothèses de la parapsychologie

Les expériences effectuées par les parapsychologues ont mis en évidence des effets[14]. Ces effets ont des tailles assez faibles, ce qui implique l'obligation d'études avec une forte puissance statistique[15]. Cependant, l'interprétation de ces effets est l'objet de débats au sein de la communauté parapsychologique. À l'heure actuelle il est complexe de déterminer si ces résultats sont le fruit d'artefacts subtils ou la mise en évidence d'interactions inconnues. La principale difficulté provient du fait qu'à supposer que ces interactions existent, il n'existe pas de démonstration sur le plan physique et biologique de leurs mécanismes. Cependant, les travaux déjà effectués permettent d'arriver à un certain nombre d'observations :

Axes de recherche

Les travaux effectués dans le domaine de la parapsychologie expérimentale peuvent être classés en deux grandes catégories :

Validité

La parapsychologie est un champ d'étude spécifiquement controversé. L'existence même de son sujet d'étude n'est pas prouvée et est régulièrement remise en question. Si certains observateurs considèrent que les travaux dans ce domaine ont permis de mettre en évidence des phénomènes inexplicables autrement que par le psi, d'autres contestent ces analyses et remettent en cause le statut scientifique de la parapsychologie. En effet, cette discipline est confrontée à de majeures critiques :

Parapsychologie et fraude

La question de la fraude est source de nombreux débats. On peut dans un premier temps remarquer qu'il existe plusieurs exemples historiques de fraude en parapsychologie. Au XIXe siècle, par exemple, tandis que le débat faisait rage à propos du spiritisme et de l'existence des esprits, l'illusionniste Harry Houdini fut un critique de certains médiums. Il dénonça les trucs d'illusionnismes utilisés par les médiums spirites pour faire croire qu'ils étaient capables de communiquer avec les morts. Mais il faut remarquer que les parapsychologues et les métapsychistes eux aussi ont effectué ce travail d'explication et de mise en évidence de divers procédés charalatanesques[24]. Certains prestidigitateurs célèbres, comme par exemple Robert Houdin, n'ont d'ailleurs pas été en mesure, dans certaines séances, d'expliquer les phénomènes observés [25]

La fraude des sujets

Il peut exister deux types de fraudes en parapsychologie : le premier est celui en provenance de sujets étudiés[26], le second est celui de données altérées par les parapsychologues eux-mêmes. En ce qui concerne la première catégorie, il est essentiel, quand on étudie un sujet prétendument doué pour le psi, d'avoir un illusionniste pour minimiser au maximum le risque de tricheries. Différents ouvrages proposent des conseils pour prévenir ce genre de fraudes, tel que par exemple l'ouvrage de Richard Wiseman et Robert L. Morris Guidelines for testing psychic claimants[27].

On pourra aussi remarquer la difficulté de travailler avec des sujets dans le domaine de la psychokinèse, comme Uri Geller, ayant des connaissances en prestidigitation. Ce dernier a surtout été critiqué par James Randi. Une expérience, publiée dans la revue Nature, a d'ailleurs été l'occasion de nombreux débats. [28].

Les cas de fraude d'expérimentateurs

Il existe peu de cas de fraude non disputée en parapsychologie :

Harvey J. Irwin et Caroline A. Watt [31] indiquent pour leur part qu'aucune étude ne démontre qu'il y a davantage de fraude en parapsychologie que dans les autres disciplines.

Charles Edward Mark Hansel propose d'autre exemples de fraude de la part de chercheurs en parapsychologie dans son ouvrage ESP : A Scientific Evaluation[32]. Hansel, tout comme Randi, est critiqué par certains scientifiques concernant la cohérence des critiques [33].

Charles Tart prétend que certains sceptiques, ne trouvant aucun biais dans les protocoles de parapsychologie, invoquent une fraude de la part des expérimentateurs, fraude qui n'a pas été mise en évidence. On peut citer plusieurs exemples :

Selon un certain nombre de parapsychologues, les sceptiques diffusent par les médias de faux biais pour discréditer la recherche en parapsychologie[38].

Outre la fraude volontaire, il peut exister des erreurs involontaires, comme dans n'importe quel domaine scientifique, provenant des convictions des expérimentateurs. On parle alors d'effet Rosenthal ou effet Pygmalion.

Effet Tiroir

Il s'agit du principal reproche à l'encontre de la parapsychologie. Le faible taux de reproductibilité des expériences mais aussi la variabilité des résultats suivant les expérimentateurs sont pointés du doigt par les sceptiques, qualifiant la discipline de pseudo-science. En effet, le principe de reproductibilité est le plus souvent reconnu comme une caractéristique principale d'une science expérimentale. Les parapsychologues tentent de résoudre ce problème en cherchant des explications aux échecs de reproductibilité (effet mouton-chèvre, effet expérimentateur... ) et en utilisant des méthodes telles que les méta-analyses. Les observateurs sceptiques considèrent pour leur part que les difficultés de reproduction des résultats significatifs par d'autres chercheurs sont une preuve que le psi n'existe pas et que les résultats positifs sont dus à des biais expérimentaux.

Les critiques de la parapsychologie mentionnent fréquemment l'existence d'un effet "tiroir" (ou en anglais filedrawer effect) [39] en parapsychologie. L'Effet Tiroir est un biais de publication[40], qui existe dans l'ensemble des domaines de la science, mais qui joue à plein en parapsychologie : les revues ont bien plus tendance à publier des recherches ayant des résultats positifs que des recherches ayant des résultats négatifs. Le résultat de ce biais de publication est qu'en lisant la littérature le lecteur a l'impression que les résultats sont en faveur d'une hypothèse (en parapsychologie, l'hypothèse de l'existence du psi), tandis que si l'ensemble des recherches étaient publiées il pourrait constater qu'en moyenne les résultats sont en défaveur de l'hypothèse.

Henri Broch[41], mais aussi d'autres auteurs, ont pour cette raison critiqué les méta-analyses. Le résultat d'une méta-analyse dépend bien bien entendu des études qui sont incluses dans celle-ci. S'il y a un biais important de publication, alors nécessairement le résultat de la méta-analyse sera biaisée. Cependant, il existe diverses méthodes permettant d'estimer l'importance d'un effet tiroir dans un ensemble de publications données, et de corriger le résultat de la méta-analyse en conséquence.

À cause de ces critiques sceptiques, les parapsychologues ont pris le parti de publier toute recherche menée, qu'elle conforte leurs espérances théoriques ou les desservent. Néanmoins, il est impossible de savoir si l'ensemble des études menées sont publiées, et les sceptiques supposent que malgré tout, toujours actuellement, l'effet tiroir persiste. On ne peut qu'espérer qu'un maximum de recherches soient publiées (positives comme négatives), afin d'éviter un maximum ce biais de publication.

Le problème de la théorie

Il n'existe pas aujourd'hui de théorie scientifique unanimement acceptée permettant d'expliquer les résultats obtenus par les parapsychologues. Il existe cependant des «modèles de compréhension» servant à déterminer quels sont les paramètres permettant d'obtenir des effets psi (meilleurs résultats chez les sujets liés affectivement, importance de certains caractères psychologiques, etc. ) et des esquisses de théories descriptives comme le modèle de l'information pragmatique (Lucadou, 1987). La journaliste Lynne Mc Taggart dans son enquête L'univers informé (Ariane, 2006) retrace l'aventure des recherches qui tendent à dessiner un nouveau paradigme scientifique sur un univers en interrelation où l'esprit et le corps humain sont baignés et reliés par un «champ d'énergie». Ces théories ne font pas non plus consensus, surtout concernant le fait qu'elles contredisent ou non les théories actuelles en physique contemporaine. Certains auteurs sceptiques pensent que ces théories ne sont pas conciliables avec les théories classiques alors que d'autres chercheurs (on peut citer surtout Werner Heisenberg, le prix Nobel de physique Brian Josephson, Rémy Chauvin, ou encore le français Olivier Costa de Beauregard, chercheur en physique quantique) pensent que les théories du psi n'invalident pas les modèles de physique contemporains, mais qu'ils les complètent. Au niveau théorique, les sceptiques critiquent le plus souvent le fait que le «support» de l'information et un éventuel organe «récepteur» n'aient pas été mis en évidence. Pour les parapsychologues, les effets psi ne fonctionnent pas selon les mêmes modalités que les autres phénomènes physiques, et donc parler de support d'information et d'organe récepteur est inadapté.

Anormalité et causalité

Les expériences de parapsychologie tentent de mettre en évidence des déviations statistiques anormales liées à un paramètre de l'expérience (par exemple le taux de réussite que les sujets ont à deviner la couleur d'une carte selon cette couleur) or, une corrélation n'implique pas que le lien est le psi. Cela peut être du à des paramètres cachés de l'expérience.

L'effet expérimentateur

Ce terme prend un sens spécifique dans le domaine de la parapsychologie. C'est une forme spécifique de l'effet mouton-chèvre au niveau de l'expérimentateur. Les parapsychologues émettent l'hypothèse que l'expérimentateur pourrait avoir une influence sur les résultats de façon psi (et non pas de façon classique, comme par exemple avec l'effet Rosenthal). Les sceptiques, à l'inverse, y voient un effet Rosenthal classique. La possibilité de distinguer d'éventuels effets psi provenant des sujets avec ceux provenant des expérimentateurs est un débat important au sein de la communauté des parapsychologues.


Activité cérébrale

Si le psi existe, il doit être envisageable d'identifier une activité cérébrale spécifique lors d'une tâche psi. Certaines études semblent suggérer des corrélations des EEG entre sujets isolés [42][43]. Ce type de corrélation a aussi été mis en évidence par IRMf [44][45][46]. Une activité cérébrale avant présentation d'un stimulus visuel a aussi été mise en évidence dans une expérience sur le pressentiment [47]. Cependant, une étude récente utilisant aussi l'IRMf, n'a trouvé aucune différence d'activation cérébrale entre une tâche psi et une tâche identique non psi[48]. Les auteurs de ce dernier travail affirment que leur recherche apporte une preuve forte en défaveur de l'existence du psi.

Critiques et répliques de la parapsychologie

Article détaillé : Projet Alpha.


La parapsychologie est beaucoup controversée dans la communauté scientifique et par les "sceptiques" (ou en France les tenants de la Zététique)  :

  • Elle est premièrement contestée à cause de son incapacité à prouver de manière indubitable l'existence de son objet d'étude (le Psi).
  • On lui reproche ensuite aussi le plus fréquemment la faiblesse de ses protocoles expérimentaux et le manque de rigueur des parapsychologues, qui tirent des conclusions hasardeuses comparé aux résultats des expériences.
  • Une autre critique majeure de la parapsychologie est qu'elle n'a jamais réussi à produire une expérience qui soit réplicable par tous (que le chercheur soit un croyant ou un sceptique) avec des résultats constants.
  • Un autre reproche classique est qu'il s'agit d'un domaine de recherche beaucoup envahi par la fraude, les chercheurs falsifiant leurs résultats.
  • On parle aussi fréquemment dans la littérature sceptique de l'«effet tiroir», qui serait un biais de publication (un chercheur ayant tendance à publier des expériences ayants obtenus des résultats positifs mais à laisser celles ayant obtenus des résultats négatifs «dans le tiroir de son bureau», ce qui donne une mauvaise vision de l'état actuel de la recherche quand on lit la totalité de la littérature publiée).
  • Enfin, la parapsychologie se définit par un très petit nombre de chercheurs. Quand on ouvre une revue de parapsychologie, les mêmes noms reviennent, de numéros en numéros. Cet état de fait n'est pas une bonne chose pour une relecture critique des articles : en effet, le petit nombre de chercheurs publiant dans les revues de parapsychologie sont aussi les mêmes qui font partie des comités de lectures de ces revues.

Si la parapsychologie est fréquemment qualifiée de pseudo-science pour ces différentes raisons, certains la considèrent par contre comme étant particulièrement scientifique. En effet, on allègue parfois que la parapsychologie étudie des phénomènes qui ne sont qu'en apparence inexplicables et que, si cette discipline examinait davantage les phénomènes qui l'intéressent, elle serait en mesure de les diminuer à des lois connues et admises ; mais c'est là méconnaître un des objectifs de la parapsychologie, qui ne cherche pas tant à soutenir que des phénomènes sont inexplicables, qu'à établir si les lois reconnues jusqu'ici sont suffisantes ou non pour expliquer le réel. Advenant que des études mèneraient à la conclusion selon laquelle les lois admises ne suffisent pas à expliquer un phénomène, alors la parapsychologie pourrait contribuer, dans les limites de la science expérimentale, à révéler l'existence d'une loi inconnue.

Une autre des critiques qui sont adressées à la parapsychologie est celle qui stipule qu'elle n'est pas falsifiable. Or, toujours une fois, la parapsychologie pourrait se défendre de cette objection : s'il est vrai que certaines études sont mal menées, il n'est pas impossible que certaines expériences bien conduites puissent démontrer un lien significatif - observable sur la base de tests répétés - entre un geste spécifique et un résultat précis (par exemple le fait de deviner la couleur d'une carte qu'on a retirée de la vue d'un sujet). Par là, la parapsychologie semblera une science envisageable, expérimentale et falsifiable.

Dans le domaine de l'archéologie

Il existe un certain nombre de travaux d'archéologie, et de découvertes archéologiques[49], qui ont été effectués avec l'aide de sujets psi. On peut surtout citer les travaux de Stephan Schwartz qui ont essentiellement pour but de déterminer des lieux de fouille grâce au croisement d'informations données par des sujets psi[50], [51]. Cependant, il est fréquemment complexe de déterminer exactement dans quelle mesure les informations proposées par les sujets psi ont permis de faire des découvertes.

Dans le domaine du renseignement

Les travaux les plus connus sur le sujet sont ceux effectués sous l'égide de la CIA, dont le dernier nom de code fut «Stargate». Durant près de 20 ans, un programme top secret fut dirigé par la CIA et impliquait un groupe de sujets psi choisis et entrainés en vue d'applications dans le domaine du renseignement. Le sujet censé être le plus doué dans cette équipe, Jœ McMoneagle, a reçu la croix du mérite pour son travail[52]. La CIA a demandé à deux observateurs, Ray Hyman et Jessica Utts, de juger les résultats de ces travaux. Leurs avis divergent. Leurs rapports sont consultables en ligne[53].

Dans le domaine de la recherche de personnes disparues

Il n'existe pas à l'heure actuelle d'étude fiable de grande ampleur sur le sujet. Il existe cependant un certain nombre de publications portant sur des personnes retrouvées à l'aide, ou alors quelquefois seulement, d'informations données par des sujets psi[54]. Cependant, comme d'habitude dans ce champ de recherche, les avis divergent. Pour certains, le fait que les sujets n'obtiennent pas forcément des résultats est suffisant pour fortement critiquer ce type d'application. Ce fut surtout le cas dans une affaire belge[55].

La situation en France

En France, la parapsychologie n'est pas reconnue comme une discipline scientifique et n'est enseignée dans aucune université publique. Elle est l'objet d'un enseignement limité à l'Institut Catholique de Lyon.

Le principal organisme de recherche sur le sujet est l'Institut métapsychique mondial[56], fondation reconnue d'utilité publique en 1921[57]. Sous son égide s'est déroulé le Projet Agape[58] concernant la télépathie entre les participants à deux groupes scindés phoniquement et visuellement. Ce projet a été mené avec la participation de plusieurs statisticiens toulousains appartenant à l'Université des Sciences Sociales, à l'Université Paul Sabatier ainsi qu'à l'INRA.

L'IMI créé en 1919, a surtout compté parmi ses membres fondateurs, Charles Richet, (prix Nobel de physiologie).

Le Groupe d'Études Expérimentales des Phénomènes Parapsychologiques (GEEP) comme la "Revue de Psychotronique" s'intéressent aussi au sujet.

Le laboratoire de zététique d'Henri Broch[59], propose pour sa part une approche sceptique de ces phénomènes, c'est-à-dire qu'il cherche, sans «a priori» et avec rigueur, à étudier les phénomènes «paranormaux» et surtout les phénomènes psi.

Références parapsychologiques
  • Dean Radin. La conscience invisible, Ed Presses du Châtelet, 2000. Recense l'ensemble des avancées de la recherche en parapsychologie.
  • Broughton R. S., Parapsychologie, une science controversée. Ed du Rocher, 1995
  • Lucadou (von), Walter. The Model of Pragmatic Information. Proceedings of the 30th Parapsychological Association Convention, 1987.
  • Lucadou (von), Walter. The Endo-Exo-Perspective Heaven and Hell of Parapsychology. Proceedings of the 37th Parapsychological Association Convention, 1994.
  • Palmer, Extrasensory Vision, Advances in Parapsychological research, vol. 2 (New York : Plenum, 1978, p. 59-243
  • Yves Lignon, Lorsque la science rencontre l'étrange, étude sur les grands cas de phénomènes parapsychologiques par un mathématicien-statisticien, Editions Les 3 Orangers, 2004
  • Morisson J., La Voyante et les scientifiques, état de la science en matière de recherches sur la parapsychologie (Editions Les 3 Orangers, 2005)
  • Bertrand Méheust, 100 mots pour comprendre la voyance, 2005, les empêcheurs de penser en rond, 450 pages
  • Le paranormal de mes yeux vu... , RANKY, Editions Trajectoire, avril 2006
  • La Parapsychologie : réalité ou fantasme ?, Jean MOISSET, Ed. JMG Editions, 1998
  • Sous la direction de Bernadette BENSAUDE-VINCENT et Christine BLONDEL, des savants face à l'occulte, Editions La Découverte, ISBN 2-7071-3616-6, janvier 2002
  • Magie, sorcellerie, parapsychologie Direction scientifique Hervé HASQUIN, Ed. de l'université de Bruxelles - 1984, 237 pp.
  • Pascal Forget, Y croyez-vous ?, Stanké, Montréal, 1999.
  • Ernesto de Martino, Le monde magique, traduit de l'italien par Marc Baudoux, coll. Les empêcheurs de penser en rond, Institut d'édition Sanofi-Synthélabo, Paris, 1999.
  • La pensée scientifique et les parasciences, Colloque de la Villette, 24-25 février 1993, Ed. Albin Michel, 1993, ISBN : 2-226-06464.

Références sceptiques

  • Henri Broch, Au Cœur de l'Extra-Ordinaire, 2002.
  • Henri Broch, Le Paranormal, Seuil, Paris, 1989
  • James Alcock, Parapsychologie : science ou magie ?, Flammarion, Paris, 1989.
  • Marc Hallet, Les sciences parallèles, Espaces de Libertés, Bruxelles, 1992.
  • Michel de Pracontal, L'imposture scientifique en 10 leçons, Editions du troisième millénaire Science et société, Editions de la Découverte, 2001. ISBN : 2-7071-3293-4.
  • Alcock, J. E. Give the Null Hypothesis a Chance. Journal of Consciousness Studies, 10, 6-7, 2003, p. 29-50.
  • Susan Blackmore, In search of the light : The Adventures of a Parapsychologist. New York, Prometheus Books, 1986.
  • Hansel, C. E. M. The search for psychic power : ESP and Parapsychology revisited. New York : Prometheus Books, 1989.
  • Kurtz, P. A Skeptic's Handbook of Parapsychology. New York : Prometheus Books, 1985.
  • Sargent, Carl L. Extraversion and Performance in'Extrasensory'Vision Tasks, Personnality and Individual Differences, 1981, n°2, p. 137-143.
  • Wiseman, R., & Morris, R. L. Guidelines for testing psychic claimants. New York : Pormetheus Books, 1995.
  • James Randi. The Magic of Uri Geller, 1982, ISBN 0-345-24796-5 (Réédition : The Truth About Uri Geller ISBN 0-87975-199-1)

Voir aussi

Liens externes

Notes et références

  1. (en) Skeptic's Dictionnary
  2. (en) [pdf] Give the null hypothesis a chance
  3. Parapsychological Association (PA)
  4. Become a Member of the Parapsychological Association
  5. Member | APA Membership Types
  6. Ray Hyman, The Elusive Quarry, Prometheus Book, p. 16
  7. PA Member Index
  8. Kœstler Parapsychology Unit (KPU)
  9. The University of Northampton - Transpersonal Psychology and Consciousness Studies MSc
  10. University of Amsterdam (UvA)
  11. CERCAP
  12. Goldsmiths > Anomalistic Psychology Research Unit (APRU)
  13. Princeton Engineering Anomalies Research (PEAR)
  14. [pdf] psy. gu. se
  15. metapsychique. org
  16. paradigm-sys. com
  17. spc. univ-lyon1. fr
  18. CAT. INIST
  19. Article de Jessica Utts, professeur de statistiques
  20. findarticles. com
  21. metapsychique. org
  22. findarticles. com
  23. Dean Radin, La conscience invisible
  24. Quelques exploiteurs de la parapsychologie
  25. Robert Houdin et Alexis Didier
  26. Voir à ce sujet l'article de George P. Hansen Deception by Subjects in Psi Research
  27. Wiseman, R., Morris, R. L. (1995). Guidelines for Testing Psychic Claimants. New York : Promotheus Books. Lire aussi à ce sujet la critique de cet ouvrage par Ray Hyman : Hyman, R. (1995) Guidelines for Testing Psychic Claimants. - book reviews Journal of Parapsychology.
  28. Puthoff, H. E., and Targ, R. Information transmission under conditions of sensory shielding. Nature, 1974, 252 (5476), 602-607.
  29. Fraud and Deception | in Chapter 04 : Senses | from Psychology : An Introduction by Russ Dewey
  30. Markwick, B. (1978). The Soal-Goldney experiments with Basil Shackleton : New evidence of data manipulation. Proceedings of the Society for Psychical Research, 56, 250-281.
  31. Irwin, H. J., Watt, C. A. (2007). An introduction to parapsychology, 5th edition. McFarland & Company
  32. Hansel, C. E. M. (1966). ESP : A Scientific Evaluation. New York, US : Scribner's.
  33. Skeptical Investigations - Investigating Skeptics - Examining Skeptics - Field Guide to Skepticism
  34. Rupert Sheldrake Online
  35. Les travaux de J. B. Rhine
  36. Henri Broch et les critiques de J. B. Rhine - Zététique
  37. Rhine, Sixty years of ESP Research
  38. Skeptical Investigations - Controversies - Skeptics in the Media - index - The Downside of Skepticism
  39. Victor J. Stenger (2002). Meta-Analysis and the Filedrawer Effect
  40. (en) Voir aussi : file-drawer effect dans le Skepdic.
  41. La méta-analyse en parapsychologie ?; voir aussi La méta-analyse en parapsychologie ! Réponse à H. Broch
  42. Jiri Wackermann, Christian Seiter, Holger Keibel, Harald Walach, Correlations between brain electrical activities of two spatially separated human subjects, Neuroscience Letters, 336 (2003) pp. 60–64
  43. Marios Kittenis, Peter G. Caryl, Paul Stevens, Distant Psychophysiological Interaction Effects Between Related and Unrelated Participants, The Parapsychological Association Convention 2004
  44. Todd L. Richards et al. Replicable Functional Magnetic Resonance Imaging Evidence of Correlated Brain Signals Between Physically and Sensory Isolated Subjects. The Journal of Alternative and Complementary Medicine. 2005, 11 (6)  : 955-963.
  45. Achterberg J, Cooke K, Richards T, Standish LJ, Kozak L, Lake J. Evidence for correlations between distant intentionality and brain function in recipients : a functional magnetic resonance imaging analysis. J Altern Complement Med. 2005 Dec;11 (6)  :965-71.
  46. Standish LJ, Johnson LC, Kozak L, Richards T. Evidence of correlated functional magnetic resonance imaging signals between distant human brains. Altern Ther Health Med. 2003 Jan-Feb;9 (1)  :128, 122-5.
  47. Bierman, D. J. & Scholte, H. S. (2002). Anomalous anticipatory brain activation preceding exposure of emotional and neutral pictures. In Proceedings of Toward a Science of Consciousness, Tucson IV.
  48. Samuel T. Moulton & Stephen M. Kosslyn. Journal of Cognitive Neuroscience. 2007;20 :182-192. abstract
  49. Voir surtout l'article du Bulletin Métapsychique dédié à cette question http ://www. metapsychique. org/IMG/pdf/Le_Bulletin_Metapsychique. pdf
  50. Preliminary Survey of the Easter Harbor
  51. Preliminary Survey of the Easter Harbor
  52. Jœ Mc. Moneagle, The Stargate Chronicle
  53. Rapport de Ray Hyman et Rapport de Jessica Utts
  54. [pdf] a1162. fmg. uva. nl
  55. csicop. org
  56. (IMI)
  57. geepp. or3p. free. fr
  58. Projet Agape
  59. Laboratoir de zététique sur unice. fr

Recherche sur Amazone (livres) :



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