Charles Richet

Charles Robert Richet, né le 26 août 1850 et mort le 3 décembre 1935, est un physiologiste français, prix Nobel en 1913 pour la description de l'anaphylaxie.



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  • Charles Richet est né le 25 août 1850, à Paris. Il était le fils d'Alfred Richet, le Professeur de Chirurgie Clinique dans la Faculté (corps enseignant) de ... (source : cartage.org)
  • En 1887, Charles Richet est appelé professeur à la faculté de médecine de Paris. Comme il le souligne lors de son cours inaugural, il n'a pas oublié sa... (source : linkinghub.elsevier)
  • L'hôpital Charles Richet est un hôpital gériatrique implanté à Villiers le Bel, ... Villiers le Bel est localisé à 15 kilomètre de Paris, aux portes de la... (source : emploi.fhf)
Charles Robert Richet
Charles Robert Richet en 1913
Charles Robert Richet en 1913
Naissance 26 août 1850
(France)
Décès 3 décembre 1935
(France)
Nationalité France française
Champs Médecine, physiologie
Célèbre pour Travaux sur l'anaphylaxie
Distinctions Prix Nobel de physiologie ou de médecine

Charles Robert Richet, né le 26 août 1850 et mort le 3 décembre 1935, est un physiologiste français, prix Nobel en 1913 pour la description de l'anaphylaxie.

Biographie

Agrégé de physiologie à la faculté de médecine en 1878, membre puis président des Sociétés pacifistes (dont il présidera les congrès nationaux et internationaux), professeur de physiologie en 1887, secrétaire général de la Société de psychologie physiologique (présidée par Charcot en 1886 et vice-présidée par Théodule Ribot et Paul Janet), secrétaire général du premier congrès mondial de Psychologie Physiologique tenu à Paris en 1889, directeur de la Revue Scientifique, membre de l'Académie de Médecine en 1898, membre de l'Académie des sciences en 1914, jubilé scientifique devant une Assemblée mondiale de savants en 1926, c'est un excellent littérateur, sociologue, philosophe, psychologue, curieux de tout, à commencer par l'homme.

Membre fondateur de la Entreprise française d'eugénique, dont il est le président de 1920 à 1926, il adopte des positions eugénistes, mais aussi fortement racistes (idées qu'il soutient surtout dans Sélection humaine, publiée en 1919). Un exemple de déclaration de Richet à l'appui de ses idées : "... une véritable aristocratie, celle des blancs, de pure race, non mélangés avec les détestables éléments ethniques que l'Afrique et l'Asie introduiraient parmi nous. " Il existe des rues Charles Richet dans de nombreuses villes en France, par exemple à Villiers le Bel, Seneffe, Viarmes, Paris, Beziers, Montreuil. Plusieurs hôpitaux portent son nom.

Il est aussi pionnier de l'aviation avec Victor Tatin, partisan de l'espéranto, et en particulier cité pour avoir co-fondé l'Institut métapsychique mondial en 1919, tout en ayant propagé ce terme dès 1894. Il consacre une grande partie de sa vie à l'étude des phénomènes paranormaux via cette science de l'inhabituel. Il a longtemps poussé ses collègues à s'incliner devant les faits de la méthode expérimentale, mais n'a jamais obtenu le consensus pour ces travaux. Charles Richet était un proche ami de Pierre Janet avec lequel il avait créé l'Institut Psychique Mondial puis l'Institut Psychologique Mondial en 1900-1901. Mais il s'en séparera surtout parce qu'il aurait été trompé dans l'épisode de la Villa Carmen (1905).

Selon l'article nécrologique d'Eugène Osty, «Pacifiste ?» :

«Ce Français pacifiste n'était pas de l'imbécile espèce anti-France. Son pays le trouva prêt à l'aider à tout moment utile. En 1870, il devança l'appel. En 1916, âgé de 66 ans, il entreprit une croisade en Italie, en Roumanie, en Russie, pays peuplé de ses élèves, pour y encourager latins et slaves à la lutte qu'il espérait devoir clore l'horrible coutume de la guerre. De retour en France il va aux armées où ses conseils peuvent être utiles et il y étudie les effets du choc explosif sur les combattants. Puis il s'emploie à observer, à l'hôpital de la côte Saint-André, les effets bénéfiques de sa zomothérapie sur les soldats tuberculeux.»

Scientifiques

De 1878 à 1902, il est rédacteur en chef de la Revue scientifique, dans laquelle il publie de nombreux articles. Il participe aussi au Journal de physiologie et de pathologie générale et publie de nombreuses communications sur la physiologie, la chimie physiologique, la pathologie expérimentale, la psychologie normale et pathologique.

Essai : L'homme stupide

Meurtri par ce qu'il a vu, comme médecin, au cours de la Grande Guerre, il clame en 90 pages ses quatre vérités à une humanité qui le révolte dans L'Homme stupide : si l'ouvrage commence dans le sens des préjugés de son temps concernant les peuples non-occidentaux, c'est à la société qui se prétend civilisée qu'est consacré ensuite la majeure partie du texte : mutilations des enfants, guerre, alcool, autres poisons, crédulité, absurdité des bijoux (dans des pages qui rappellent Tertullien), traitement injuste par l'humanité de ses grands hommes, refus obstiné par les hommes d'une langue universelle sont ainsi passés en revue de façon pessimiste et sarcastique. En leitmotiv y revient cette idée : partout et toujours Homo stultus règne en maître.

«L'aménagement d'un vaisseau cuirassé témoigne à certains égards d'une prodigieuse intelligence. Puissantes machines, télégraphies sans fil, canons énormes pourvus de poudres savantes, forces électriques régissant tout le mécanisme, salons luxueux, bibliothèques choisies, hydravions rapides ! C'est parfait. L'ingénieuse disposition de l'ensemble des parties du bâtiment sert à faire voguer sans péril, en l'ensemble des mers, l'ensemble des merveilles de la civilisation accumulées en un étroit espace. Oui ! c'est beau, et j'admire ! Mais bientôt, lorsque je réfléchis, mon admiration s'évanouit. Elle s'évanouit même si quoiqu'il n'en reste plus de trace. Car enfin quelle est la destination de ce magnifique appareil ? Détruire un autre appareil analogue. Alors à quoi bon ?»

Ouvrages

  • Recherches expérimentales et cliniques sur la sensibilité, Paris, Masson, 1877.
  • Structure et physiologie des circonvolutions cérébrales, Paris, Germer Baillière, 1878.
  • Leçons sur la physiologie générale des muscles, des nerfs et des centres nerveux, Paris, Germer Baillière, 1882.
  • L'homme et l'intelligence. Fragments de psychologie et de physiologie, Paris, Félix Alcan, 1887.
  • Essai de psychologie générale, Paris, Alcan, 1888.
  • Dans cent ans, P. Ollendorff, 1892.
  • Exposé des travaux scientifiques de M. Charles Richet, Paris, Chameroy et Renouard, 1901.
  • L'Anaphylaxie, Paris, Baillière, 1911.
  • L'homme stupide, Paris, Ernest Flammarion, 1919.
  • Traité de Métapsychique, Paris, Alcan, 1922.
  • Dictionnaire de Physiologie 2e Fascicule, 209-576, Paris, Alcan, 1923.
  • L'intelligence et l'homme. Études de psychologie et de physiologie, Paris, Félix Alcan, 1927.
  • Notre sixième sens, Paris, Montaigne, 1928.
  • La grande espérance, Paris, Montaigne, 1933.

Bibliographie

  • Frédéric Carbonel, Au delà de Paris et Nancy, «l'École de Charles Richet» selon Pierre Janet in Janetian Studies, mai 2008, vol. 5.
  • Roger Henri. Notice nécrologique. Cahiers de l'Union Rationaliste, 1936, 290-293.
  • Pierrette Estingoy, Charles Richet et la découverte de l'anaphylaxie. Histoire d'un prix Nobel de médecine, Thèse de médecine, Université Claude Bernard, Lyon I, 1996.
  • Pierrette Estingoy, 1999, Race, peuple et évolution dans l'œuvre de C. Richet (1850-1935), in Kail M., Vermès G., (eds. ), La psychologie des peuples et ses dérives, Paris, CNDP, 109-122.
  • Pierrette Estingoy, De l'esprit créatif chez le chercheur. Regard transversal sur l'œuvre de Charles Richet, Hist Sci Med. 2003 Oct-Dec;37 (4)  :489-99.
  • Piéron H. , Nécrologie. Charles Richet (1850-1935). L'année psychologique, 1935, 36, 789.
  • Pascal Le Maléfan, "Richet chasseur de fantômes : l'épisode de la Villa Carmen" in Des savants face à l'occulte (1870-1940) (Dir. D. Bensaude-Vincent et Ch. Blondel), Paris, La Découverte, 2002, p. 152-157. et p. 173-200.
  • Gabriel Richet, Pierrette Estingoy, Charles Richet et son temps ; courrier du prix Nobel, Hist Sci Med.  ; 2003, vol. 37 (4)  :501-13.

Liens externes

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