Combustion spontanée
On parle de combustion spontanée quand une personne, prend feu sans raison apparente. Ce phénomène, connu à travers de très rares témoignages difficilement vérifiables, est aussi proposé comme explication pour les cas, rares aussi, de corps réduits en cendres,...
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Phénomène paranormal - Parapsychologie
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- La combustion spontanée du corps humain mythe ou réalité ? par Michel Rouzé... Pour moi, la combustion spontanée est envisageable, ... (source : nousnesommespasseuls.xooit)
- Pour diminuer en cendres son corps de cette façon, la température a dû... Pourtant, cette combustion spontanée est à l'origine de la théorie de la "bougie ".... (source : inexplique.arkayn.free)
On parle de combustion spontanée (ou autocombustion, combustion humaine... ) quand une personne, prend feu sans raison apparente. Ce phénomène, connu à travers de très rares témoignages difficilement vérifiables, est aussi proposé comme explication pour les cas, rares aussi, de corps réduits en cendres, découverts dans un environnement intact ou presque. La réalité du phénomène est rejetée quasi-unanimement par la communauté scientifique et la combustion spontanée relève jusqu'à preuve du contraire du domaine du paranormal.
Description
On parle de combustion spontanée quand un être humain brûle «de l'intérieur» sans qu'aucun élément extérieur apparent soit en cause ; l'environnement reste intact ou peu touché, tandis que le corps peut finir en cendres. La croyance en la possibilité d'un tel phénomène repose sur deux sortes d'incidents peu fréquents :
- Témoignages de gens prétendant avoir vu de leurs propres yeux une personne prendre feu sans raison explicable : le phénomène est typiquement décrit comme particulièrement rapide, la personne atteinte semblant entrer en transe, mais le corps n'est pas toujours réduit en cendres. Deux cas récents (années 1950 et années 1980) concernant deux jeunes filles ayant «pris feu» respectivement dans une salle de bal et une discothèque n'ont pas fait disparaître les corps. La première victime serait morte de ses brûlures à l'hôpital et la seconde aurait survécu en gardant quelques traces. Les témoignages les plus anciens semblent remonter au XVIe siècle, où un certain chevalier Polonus Vorstius aurait pris feu à Milan sous le règne de la duchesse Bona Sforza[1] ; à la même période, on trouve la déposition auprès du Sénat académique de Copenhague du cas d'une personne morte après avoir craché des flammes[2]. Ces témoignages sont difficilement vérifiables : dans les rares cas récents, les sources ne citent pas les noms réels des victimes ni des témoins, ou ne citent aucun nom.
- La découverte, en dehors de circonstances d'incendie, de cadavres entièrement ou partiellement réduits en cendres, fait qui a longtemps été reconnu comme inexplicable. En effet, les incendies produisent le plus souvent des dépouilles calcinées mais non entièrement consumées, et les os nécessitent, pour être entièrement détruits, une température de 1 650 degrés Celsius constante durant un certain temps[3]. L'incinération des dépouilles dans les fours modernes montre qu'il reste toujours quelques fragments d'os, réduits ensuite en poudre pour être mélangés aux cendres. De plus, il arrive fréquemment que l'unique partie centrale du corps soit détruite, les extrémités restant intactes. En outre, la personne est quelquefois retrouvée dans une position naturelle, couchée dans son lit ou assise sur un fauteuil, donnant l'impression d'une disparition instantanée. Ces cas, constatés dans le passé, comme celui de la comtesse Cornelia di Bandi de Cesena, découverte en 1731 réduite en cendres dans sa chambre, exception faite de ses jambes (gainées de bas) et d'une partie de sa tête, sont aussi connus à l'époque moderne des services de police. Il y a peu de temps «l'effet de mèche» a été proposé comme explication (voir plus bas Point de vue sceptique).
Hypothèses diverses
Dans les cas connus, il a été révélé que les victimes de combustion spontanée étaient fréquemment des personnes âgées et seules, ou qui plus est jeunes personnes suicidaires. Nombreux étaient alcooliques. Selon certains, leur état de santé largement affaibli, ajouté à des facteurs psychologiques (dépression, solitude).
De nombreuses tentatives d'explication de bouleversements physiologiques ont été mises en avant, mais rien n'a dépassé le stade de l'hypothèse. L'un des plus grands spécialistes, un dénommé John Heymer, ex-enquêteur de police, expliquerait le phénomène par une réaction entre l'hydrogène au niveau des cellules.
Certains se penchent même sur l'hypothèse des mitochondries[4], partie de la cellule humaine permettant de transformer les nutriments des aliments en énergie. Une défaillance dans la transformation de l'énergie pourrait résulter en une mini-explosion de la mitochondrie en question, ce qui entraînerait par le fait même une réaction en chaîne. En éclatant du fait d'un dysfonctionnement, la mitochondrie défaillante entraînerait les autres dans son explosion et , par la proximité particulièrement étroite des cellules humaines, l'embrasement de tout le corps, et seulement le corps, puisqu'une cellule humaine est microscopique. En effet, la série d'explosions n'atteindrait pas les tissus ou matériaux environnants et pourrait tout autant cesser d'elle-même avant d'atteindre les extrémités du corps.
Une explication farfelue apparaît dans un épisode de la série South Park : la combustion spontanée serait due à un trop-plein de méthane dans le corps humain. Ainsi, le meilleur moyen d'éviter une combustion serait d'expulser régulièrement le méthane… Il va sans dire que cette explication n'est qu'une blague découverte pour les besoins de la série. En tout état de cause, avec le relais d'autres séries comme X-files elle prouve un intérêt des médias pour le phénomène.
Point de vue sceptique
Les corps découverts entièrement ou partiellement réduits en cendres sont le plus souvent présentés comme «inexplicables», par conséquent impliquant une cause paranormale comme la combustion humaine spontanée, car ce phénomène ne s'observe généralement pas en cas d'incendie ni après passage sur un bûcher funéraire ou dans un four crématoire : il reste une dépouille calcinée, ou au moins des fragments d'os. Or, des expériences ont montré que la réduction en cendres peut bel et bien se produire suite à une mise à feu extérieure si certaines conditions sont réunies : il faut qu'il y ait embrasement avec une petite quantité d'accélérant (produit hautement inflammable) ou d'une source ponctuelle de chaleur intense d'un cadavre vêtu suffisamment «gras», qui se consume ensuite lentement par effet de mèche. Le phénomène n'a par conséquent rien de mystérieux.
Une de ces expériences, dans laquelle le «cadavre» est une carcasse de porc dont la répartition en graisse se rapproche de celle d'un humain, a été filmée et présentée dans un documentaire de la chaîne Discovery Channel[5]. Elle s'inspire d'un crime commis dans le sud de la France, dans lequel le corps d'une femme âgée avait été retrouvé presqu'entièrement réduit en cendres. Les coupables ayant été arrêtés, les circonstances de la mise à feu sont bien documentées : après avoir tué la victime lors d'une tentative de cambriolage, ils avaient versé sur le col de son vêtement le contenu d'une bouteille de parfum qui se trouvait à proximité, puis mis le feu au liquide avant de s'enfuir. Leur intention était d'incendier les lieux pour effacer toute trace de leur effraction ; mais le cadavre s'était consumé lentement au sein de la pièce close sans que le feu se communique à la totalité du local. La carcasse de porc fut positionnée dans un environnement reproduisant celui de la victime (tapis, meubles et télévision) pour rendre compte des traces (noircissement, déformation…) observées sur les lieux du crime à proximité du corps.
L'accélérant produit tout d'abord une chaleur suffisante pour initier une combustion de la graisse mais, étant en faible quantité, il est vite épuisé et ne provoque pas d'incendie. C'est la graisse du cadavre qui prend le relais ; cette combustion, accompagnée de flammes particulièrement courtes, est propagée le long du corps par les vêtements, qui jouent le rôle de la mèche d'une bougie. Le processus, particulièrement long (plusieurs heures), nécessite une quantité suffisante de graisse, c'est pourquoi il touche en priorité la partie centrale du corps et peut laisser une partie des extrémités intactes. En dehors des crimes où la mise à feu est effectuée volontairement par le criminel, une mise à feu accidentelle à proximité d'une source de chaleur, telle une cigarette ou le foyer d'une cheminée, est envisageable après le décès naturel de la victime ou quand celle-ci se trouve dans l'incapacité de réagir, comme par exemple lors d'un coma éthylique[6].
Cas connus
Très peu de cas ont été recensés jusqu'à actuellement[7] :
- Comtesse Cornelia Bandi : Le premier cas connu de l'histoirese déroule en Italie, près de Vérone, en 1731. Après avoir regagné sa chambre après un dîner, la comtesse âgée de 62 ans est retrouvée en cendres (excepté bras et jambes) dans sa chambre remplie de suie.
- Vieille dame de Cæn : En 1782, une vieille dame est retrouvée en cendres.
- Patrick Rooney : À Noël 1885, un homme marié est retrouvé calciné dans sa cuisine.
- En 1938, une jeune fille prend feu et meurt dans une salle de bal à Chelmsford en Angleterre.
- George Turner : En 1958, en Angleterre, un homme se consume dans son camion.
- John Irving Bentley : un docteur de Couderport, Pennsylvanie a été retrouvé en décembre 1966 en cendres, provoquant un trou dans le plancher de sa salle de bains.
- Ginette Kazmierczak : Une mère de famille seule, dans le bourg lorrain d'Uruffe en 1977, est retrouvée carbonisée dans sa chambre. Seuls ses bras et ses jambes sont intacts.
- En 1980, une jeune anglaise brûle dans une discothèque à Darlington.
- Mary Reese : En Floride, une femme est retrouvée en cendres dans son appartement. Les experts ont évalué qu'une température de 2 500 degrés Celsius pendant une durée de 3 heures était indispensable à une telle combustion. Des experts en pyromanie, des pathologistes et des agents du FBI n'ont pas trouvé d'explication.
- Bailey : À Londres, en Angleterre, un pompier retrouve un sans-abri appelé Bailey, en train de brûler au niveau de l'abdomen.
En littérature
L'utilisation la plus célèbre du mythe en littérature est celle qu'en fit Charles Dickens à propos de la mort de l'ivrogne Krook dans son roman Bleak House (1852). Dans la traduction de Sylvère Monod :
«Voici les reste calcinés d'une petite liasse de papiers, mais ils sont d'une densité inhabituelle, car ils ont l'air d'être imprégnés de quelque chose. […] Oh, horreur, c'est LUI qui est ici ! et cette chose qui nous fait prendre la fuite […] c'est tout ce qui le représente. […] C'est la même mort éternellement naturelle, infuse, génèrée par les humeurs corrompues du corps vicié lui-même et de lui seul … la Combustion Spontanée. [8]»
- Michæl Harrison, Le feu qui vient du ciel, Éditions Albin Michel, Paris, 1980
- Charles Fort, Le livre des damnés, Éditions des Deux Rives, 1955
Références
- ↑ Emile C. Schurmacher, Strange Unsolved Mysteries, Warner Paperback Library
- ↑ Thomas Bartholin, Historiarum Anatomicarum Rariorum
- ↑ Auto-combustion
- ↑ http ://www. polyscope. qc. ca/spip. php?article8 Article paru dans le journal Le Polyscope
- ↑ (en) Court extrait vidéo du documentaire (en anglais)
- ↑ référence
- ↑ Quelques cas historiques
- ↑ La Maison d'Âpre-Vent, Gallimard, Pléiade, 1979, p. 547-548
Liens externes
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