Corps subtils

La tradition ésotérique, occulte, défend l'existence de corps subtils, «enveloppes suprasensibles» du corps physique, qui sont invisibles mais énergétiques.



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Ésotérisme

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  • L'enveloppe de vie (Pranamaya Kosha), l'enveloppe mentale (Manomaya Kosha) et l'enveloppe de sagesse (Vijnanamaya Kosha) forment le corps subtil (Sukshma... (source : sairama)
  • ... Pranamaya kosha, ou corps d'énergie. Cette enveloppe interpénètre le corps physique... Lorsque on devient sensible aux énergies subtiles, ... (source : sesame-yoga.over-blog)
  • le "sûkshma-sharîra" ou «corps subtil», correspondant à "prânamaya- kosha " («enveloppe d'énergie vitale»), "manomaya- kosha " («enveloppe de pensée»)... (source : mondenouveau)

La tradition ésotérique, occulte, défend l'existence de corps subtils, «enveloppes suprasensibles» du corps physique, qui sont invisibles mais énergétiques. Les ésotérismes admettent plusieurs «corps subtils» : (corps éthérique, corps astral, etc. Cependant, les appellations fluctuent fréquemment d'une école à l'autre et ne sont pas forcément prises dans la même acception. Certains corps subtils seraient aussi le siège de «centres subtils» comme les chakras, le centre Hara, la kundalinî, et parcourus par des courants d'énergie correspondant à leur nature, comme les nâdî du yoga ou les méridiens en acupuncture. Ces corps sont quelquefois reconnus comme les éléments d'un septénaire lorsque on y inclut le corps matériel.

La notion de corps subtil n'est pas admise par la science. Cependant, certains scientifiques marginaux, comme Rupert Sheldrake, s'en rapprochent particulièrement fort en postulant l'existence de champs morphiques ou morphogéniques. [1]

Historique de la notion de corps subtil

"Dans la Taittirîya-Upanishad[3] [2] [VIIe s. av. J. -C. ] on trouve la description des cinq kosha qui enveloppent l'âtman. La première enveloppe en partant de l'extérieur est nommée annamaya-kosha, l'enveloppe grossière ou nourricière. La seconde, prânamaya-kosha, est l'enveloppe vitale ou subtile ; c'est elle qui anime et unit le corps et l'esprit ; la manifestation la plus grossière en est la respiration. La troisième, celle de la pensée, manomaya-kosha, reçoit l'ensemble des impressions enregistrées par les sens. La quatrième, vijñânamaya-kosha, l'enveloppe de l'intelligence, comporte les facultés de discrimination et la volition. La cinquième se nomme ânandamaya-kosha, l'enveloppe de la félicité, car c'est en elle que l'homme est le plus proche de l'âtman. (... ) Kârana-sharîra [corps causal], aussi nommé "enveloppe de la cause", s'identifie à ânandamaya-kosha, l'enveloppe de la félicité. (... ) Sûkshma-sharîra [corps fin, subtil] ou linga-sharîra [corps-signe] correspond à la synthèse de prânamaya-kosha, manomaya-kosha et vijñâna-kosha "[4]

Le Védânta reprend cette distribution en "cinq enveloppes" (pañcha-kosha). Celles-ci sont par ordre du plus grossier au plus subtil :

  1. annamaya-kosha (enveloppe de nutrition) ou sthûla-sharîra (corps grossier)  : le corps physique ; il est constitué de cinq substances (tanmâtra : son, contact, vision, goût, odeur), de cinq éléments (mahâbhûta : éther, air, feu, eau, terre), de trois humeurs (dosha : mucosité, air, bile), de six fluides (dhâtu : chyle, sang, chair, graisse, mœlle, semen) ;
  2. prânamaya-kosha (enveloppe d'énergie vitale)  : le corps imprégné du prâna ; il est constitué de cinq prâna (prâna pour la vie, vyâna pour la circulation sanguine, samâna sur l'assimilation de la nourriture, apâna pour l'élimination, udâna pour le développement spirituel), cinq prâna mineurs (nâga pour les vomissements, juma pour le sommeil, krikara pour la faim, devadatta pour le bâillement, dhananiaya pour la nutrition), de cinq organes d'activité (karmendriya : langue, mains, pieds, organes d'excrétion, organes de reproduction). Prâna est le souffle vital, le principe de vie. On pense au "corps éthérique" de la tradition occidentale. - Les deux premières enveloppes forment ensemble le "corps matériel", la "base grossière" (sthûlopâdhi) ;
  3. manomaya-kosha (enveloppe de pensée)  : le corps pénétré de pensée (manas)  ; il est constitué de cinq organes des sens (jñânindriya : ouïe, toucher, vue, goût, odorat) ;
  4. vijñânamaya-kosha (enveloppe d'intellect)  : le corps porteur de la connaissance. Vijñâ est la connaissance discriminante;
  5. et ânandamaya-kosha (enveloppe de béatitude) ou kârana-sharîra (corps causal)  : le corps susceptible de béatitude (ânanda). Ânanda est la béatitude idéale, la félicité divine, la joie spirituelle ineffable.
  1. La faculté nutritive (to threptikon) est la capacité d'assimiler les éléments extérieurs, elle appartient à l'ensemble des vivants, plantes et animaux, qui croissent ; elle est groupée avec la faculté générative (génnêtikê), fonction de procréation. Ensemble, ces facultés forment la fonction végétative.
  2. La faculté sensitive (to aïsthétikon) et discriminative apparaît chez les seuls animaux, avec les sens (du plus bas au plus haut : le toucher, le goût, l'odorat, l'ouÏe, la vue), la vision du plaisir et de la douleur, le désir, puis - pour l'homme - l'imagination, la mémoire, les rêves et le bon sens (khoïnon aïsthétikon : l'homme sent qu'il sent et discrimine les diverses sensations), enfin la faculté motrice, intermédiaire entre le désir et l'intellect, qui fait que les animaux les plus parfaits peuvent se mouvoir pour satisfaire leurs besoins.
  3. La faculté pensante, la raison, l'intellect (noûs), n'appartient qu'à des êtres "comme l'homme et tout être de cette sorte ou supérieur, s'il en existe" (De l'âme, II, 3, 414b18).
  1. le corps ;
  2. le véhicule (okêma)  ;
  3. l'âme. [5]
  1. la nêfesh (esprit),
  2. le ru'ah (souffle, anima),
  3. la neshamah (âme, spiritus),
  4. la hayyah (vie),
  5. et la yehidah (union).
Si on groupe en un acronyme les initiales de chacun de ces termes on obtient le mot naran-hai, NaRaN-HAI. C'est la doctrine du kabbaliste Isaac Louria, vers 1570, à Safed. [8]
  1. corps physique (sthûla-sharîra ;
  2. corps ou double éthérique (linga-sharîra, corps-signe)  ;
  3. corps astral (kâma, "désir")  ;
  4. corps mental (manas dit inférieur)  ;
  5. corps causal (manas dit supérieur)  ;
  6. corps bouddhique (buddhi, "éveil")  ;
  7. enfin corps âtmique (âtman).
  1. corps physique,
  2. corps éthérique,
  3. corps astral,
  4. Moi,
  5. Moi spirituel,
  6. Esprit de vie,
  7. Homme-Esprit. [9]

Idées

Les distinctions et regroupements des divers corps subtils fluctuent selon les écoles, qui pensent par deux (grossier/subtil) ou trois (matériel, psychique, spirituel) ou plus...

Il n'existe pas de preuve de l'existence des corps physiques, uniquement les indices indiqués par les adeptes, mis en doute par les matérialistes. Parmi les indices, on peut nommer certaines expériences, par exemple l'expérience de mort imminente (qui séparerait le corps physique du corps astral), l'anesthésie (qui séparerait le corps physique du corps éthérique, vital), le voyage astral, le rêve, l'extase, la transe, la bioluminiscence (émission d'un rayonnement lumineux)... D'autre part, il existe des témoignages de mystiques ou d'yogi, surtout Shankara, Ramakrishna, Yogânanda.

Quant aux techniques pour mettre en évidence les corps subtils elles sont aussi variées qu'incertaines. Les Anciens croyaient que, dans le sommeil, le rêve sépare les corps subtils du corps physique. Les occultistes et les théosophistes mentionnent l'hypnotisme, les passes magnétiques, pour séparer le corps astral du corps physique.

Les ésotéristes mettent en parallèles les corps subtils et les plans subtils, c'est-à-dire les niveaux du monde invisible. Il y aurait dans le macrocosme, dans le monde, un plan éthérique, comme dans le microcosme, dans l'homme un corps éthérique ; un plan astral, etc.

Selon Omraam Mikhaël Aïvanhov, les émanations des "corps causal, bouddhique et atmique" "forment le corps de gloire dont saint Paul fait mention dans ses Épîtres [I Corinthiens, 15 :43]. Le corps de gloire, comme l'aura, est une émanation de l'être humain, mais, tandis que l'aura reflète autant les défauts que les qualités de l'homme, le corps de gloire est l'expression de la vie spirituelle la plus intense" ("L'aura", 1960, in "Vous êtes des dieux", Éditions Prosveta, 1997, p. 391).

Bibliographie

(par ordre alphabétique)

Notes et références

  1. Rupert Sheldrake, L'âme de la nature, Éditions Albin Michel, Espaces libres n°110, Paris 2001
  2. Valéry Sanfo, Les corps subtils, trad., Paris, De Vecchi, 2008, p. 106.
  3. Taittirîya-Upanishad (VIIe s. av. J. -C. ), trad. du sanskrit E. Lesimple, Paris, Adrien Maisonneuve, 1948, 55 p.
  4. Dictionnaire de la sagesse orientale, Robert Laffont, coll. "Bouquins", 1989, p. 294, 278, 542.
  5. Porphyre, Sentences, 29 ; Jamblique, De l'âme : Festugière, La révélation d'Hermès Trismégiste, t. III, p. 218 ; Proclus, Commentaire du Timée, III, p. 237 ; Commentaire de la République, II, p. 164.
  6. Marsile Ficin, De Amore (De l'amour) ou Commentarium in Convivium Platonis (Commentaire sur le Banquet de Platon) (1469), traduit et annoté par Pierre Laurens, Commentaire sur le Banquet de Platon, De l'amour., Les Belles Lettres, 2002. [1], Les Belles Lettres - Paris, 2002.
  7. H. C. Agrippa, De la philosophie occulte, III, chap. 37, 41 et 43. Charles Nauert, Agrippa et la crise de la pensée à la Renaissance, trad., Dervy, 2001, p. 264.
  8. Gershom Scholem, La kabbale (1974), trad., Gallimard, coll. "Folio essais", p. 255-260.
  9. Rudolf Steiner, La Science de l'occulte, 1910, en français Éditions Triades, Paris

Voir aussi

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