Paranormal

Le Paranormal est un terme utilisé pour qualifier un ensemble de phénomènes dont les causes ne font pas partie des lois scientifiques établies.



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Phénomène paranormal - Parapsychologie - Croyance

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  • Paranormal est un site francophone inévitable sur les phénomènes paranormaux. témoignages, photos, articles, liens, histoires et références paranormales... (source : aquavpc)

Le Paranormal (ou l'adjectif paranormal) est un terme utilisé pour qualifier un ensemble de phénomènes dont les causes ne font pas partie des lois scientifiques établies. Le préfixe "para" désignant quelque chose qui est à côté de la norme, la norme étant ici le consensus scientifique d'une époque. Un phénomène est qualifié de paranormal quand il ne peut être expliqué par les lois naturelles connues, laissant ainsi le champ libre à de nouvelles recherches empiriques[1], à des interprétations, à des suppositions ainsi qu'à l'imaginaire.

Le scepticisme, et sa version francophone la zététique, est un mouvement qui étudie les phénomènes dits paranormaux.

Les initiateurs de la parapsychologie se sont donné comme objectif d'étudier ce qu'ils considèrent comme des perceptions extra-sensorielles et la psychokinèse.

Phénomènes dits paranormaux

Il existe un ensemble de phénomènes qui sont qualifiés de paranormaux :

Le paranormal est à différencier du surnaturel qui implique des causes divines.

Le paranormal est le plus souvent un sujet reconnu comme peu sérieux. Aucun prétendu détenteur de pouvoirs paranormaux n'a pu remporter le défi zététique mondial. La majorité des scientifiques considèrent que le paranormal n'est qu'une affaire de charlatans.

La raison et le paranormal

Nous nommons paranormal un phénomène naturel inexplicable ou inappréhendable par la raison collective.

Les aurores boréales, les éclipses, les mirages... et bien d'autres phénomènes naturel ont été désignés comme étranges ou mystérieux. Tout ce que les hommes accordent à l'intervention divine relève aussi du "faux surnaturel" (la création de l'univers, le temps... qu'on ne peut ni expliquer ni comprendre). Les visions de certains pilotes de chasse ont pu être qualifiées de paranormales.

Théories du paranormal

Déjà les anciens Grecs avançaient des hypothèses. [2]

Les pythagoriciens croient l'air empli de démons. [3]

Démocrite expliquait les rêves par la pénétration au travers des pores du rêveur des "images" qui sont continuellement émises par des objets, dont les personnes vivantes. Il croyait aussi que les images véhiculent des représentations de l'activité mentale, des pensées, des caractères et des émotions des personnes qui leur ont donné naissance et , chargées de la sorte, elles ont le même effet que les agents vivants. [4]

Platon expliquait la divination par la "fureur divine". Il quatre «fureurs» : amoureuse, poétique, mystique et prophétique (Phèdre, 244 sq. ). Il associe la divination et l'âme irrationnelle (Phèdre, 242c ; Timée, 71de).

Aristote a changé de vues sur le sujet. [5] Jeune et proche de Platon, dans le dialogue Sur la philosophie (fragment Ross 12a), Aristote admet la précognition et suit Platon en l'attribuant à une capacité innée de l'âme, qu'elle s'exerce soit lorsqu'elle se retire du corps lors du sommeil, soit lorsqu'elle s'apprête à abandonner le corps à la mort. Dans Ethique à Eudème, il fait remonter le succès dans la divination à une source irrationnelle "supérieure à l'esprit ainsi qu'à la délibération" ; il associe la capacité de l'esprit à faire des rêves véridiques au tempérament mélancolique (124a38). Dans sa Poétique (145b5) il tient la divination pour un don des dieux. Dans son dernier essai sur le paranormal, De la divination par les songes (464a), Aristote avance une théorie non atomiste, celle de stimuli externes transmis par des ondes, théorie fondée sur une ressemblance avec les perturbations qui se propagent dans l'eau ou dans l'air.

Les stoïciens défendent le panpsychisme. Le monde est un mélange total (krâsis di'holôn) d'un principe passif et d'un principe actif, tous deux corporels. Le principe actif est souffle, esprit (pneûma), cause, dieu, raison (logos), destin.. Les stoïciens développent la théorie des sympathies et du destin. Poseidonios mêle les théories : innéisme, animisme, providentialisme.

"Posidonius est d'avis que les hommes rêvent sous l'effet des dieux de trois manières. D'une part, l'âme prophétise d'elle-même du fait de ses affinités avec les dieux. De plus, l'air est plein d'âmes immortelle, sur lesquelles apparaissent comme de claires empreintes de la vérité. Enfin, les dieux s'entretiennent eux-mêmes avec le mortel endormi. " (Cicéron, De la divination, I, 59).

Plutarque, examinant le "démon" de Socrate[6], émet l'hypothèse que les êtres spirituels, lorsqu'il s pensent, provoquent des vibrations dans l'air qui autorisent d'autres êtres spirituels, ainsi qu'à certains êtres doués d'une sensibilité hors du commun, d'appréhender leurs pensées.

Plotin reprend la théorie des sympathies, sans le matérialisme stoïcien. [7]

Durant le Moyen Âge chrétien, le paranormal est lié aux démons, au diable. Dès 150, saint Justin attribue la magie et la divination aux démons (Apologies, I, 5).

Paracelse avance des hypothèses multiples et embrouillées, dont celle de "Lumière astrale".

Franz-Anton Mesmer, en 1779, développe la théorie du magnétisme animal. Il existerait "une influence mutuelle entre les corps célestes, la terre et les corps animés".

Une fameuse querelle, en 1884, oppose deux médecins, Jean Martin Charcot, professeur à la Salpêtrière de Paris, à Hippolyte Bernheim, de Nancy. Charcot admet l'hypnotisme. Bernheim tient l'hypnotisme pour une simple suggestion acceptée par le cerveau.

Un grand théoricien paraît avec Frédéric W. H. Myers, auteur de La personnalité humaine (1903, trad. abrégée 1905). Il émet l'opinion qu'un courant de conscience roule au-dedans de nous, au-dessous du seuil de la vie ordinaire, et que cette conscience embrasse des pouvoirs inconnus, dont les phénomènes hypnotiques nous offrent un premier exemple. "

Avec Allan Kardec, le spiritisme propose sa propre conception du paranormal, centrée sur les esprits des défunts. Le livre des esprits date de 1857.

La métapsychique débute avec William Crookes, prix Nobel de chimie 1907. On lui doit Experimental investigations on psychic force (1871), trad.  : Recherches sur les phénomènes du spiritualisme (1878).

Le 20 février 1882 est fondée la Society for Psychical Research, avec F. Myers, C. C. Massey, le philosophe Henry Sidgwick.

La parapsychologie naît en 1934 avec Joseph Banks Rhine, et une méthode expérimentale plus rigoureuse. Rhine crée l'expression "vision extra-sensorielle".

Plusieurs savants, dont Olivier Costa de Beauregard lors du fameux colloque "Science et Conscience" à Cordoue en 1979, cherchent du côté de la physique quantique. Ils retiennent du quantisme son indéterminisme, l'interaction entre observateur et observé (relations d'incertitude de Heisenberg), le paradoxe E. P. R. (Einstein, Podolski, Rosen, 1935).

Selon Rupert Sheldrake, l'esprit ne s'identifie pas avec le cerveau, mais couvre au-delà de l'organe physique sous la forme d'un champ de vision produit par l'activité cérébrale. L'esprit est enracine dans le cerveau mais n'y reste pas confine et forme un champ sensible qui interagit avec l'environnement. S'il en est ainsi, l'objet vu ne peut manquer d'être influencé par cette observation, ce qui est effectivement vérifié par l'expérience. Or, il s'agit la d'une forme de communication, généralement qualifiée par Joseph Rhine d'"extrasensorielle" (1934). Les expériences présentées par R. Sheldrake dans son dernier livre Le Septieme Sens (2006) confirmeraient que l'homme est capable de percevoir le «poids» d'un regard dirigé sur lui, même à travers une vitre, dans le reflet d'un miroir ou par l'intermédiaire d'un circuit vidéo. Il rapproche le concept de télépathie des mouvements de groupes d'animaux (bancs de poissons ou vols d'oiseaux). Sheldrake pense que ces groupes baignent dans un même champ de conscience, selon le modèle morphogénétique, qui les unit par ce même type de sensibilité qui nous fait percevoir le regard d'autrui pose sur nous.

Bibliographie

Voir aussi

Liens externes

Notes et références

  1. l'Institut métapsychique mondial est aujourd'hui en France le principal laboratoire qui étudie le paranormal.
  2. E. R. Dodds, Les Grecs et leurs croyances (1973), chap. X : "Les phénomènes supranormaux dans l'Antiquité classique", trad., Le Félin, 2009
  3. Diogène Laërce, VIII, 32.
  4. Sur Démocritique : Les présocratiques, coll. "Pléiade".
  5. Jæger, Paideai, t. III, p. 33 sq.
  6. Plutarque, Du démon de Socrate.
  7. Plotin, Ennéades, 4.4.40, 4.9.3.

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 07/07/2009.
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